Cérémonie de remise du prix de sinologie Léon Vandermeersch

L’Ambassade de France en Chine a accueilli la remise du prix de sinologie Léon Vandermeersch, créé par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et la Fondation Mingyuan de Hongkong. Le prix a été décerné à Mme Yue Daiyun, professeur émérite à l’université de Pékin.

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Le Prix de sinologie Léon Vandermeersch

D’un montant de 10.000 €, le prix annuel Léon Vandermeersch couronne une oeuvre remarquable se rapportant au domaine des études chinoises ; il peut être décerné à un savant ou bien à une personne morale de réputation internationale. La fondation Mingyuan, qui mène des actions importantes en faveur de la promotion et de la diffusion de la culture et de l’éducation chinoises, soutient, dans ce cadre, la développement de la recherche en sciences humaines et sociales consacrée à la Chine.

Retrouver le discours de M. Jean-Fran?ois DOULET, attaché de coopération universitaire et scientifique

Cher Léon Vandermeersch,
Cher secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,
Cher président Chen Yueguang,
Chère professeur Yue Daiyun,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,

C’est un immense plaisir et un très grand honneur d’accueillir dans les murs de cette Ambassade la première cérémonie de remise du prix d’études chinoises en l’honneur de Léon Vandermeersch.
Tout d’abord, je tiens à saluer l’initiative de la Fondation Mingyuan, à l’origine du Prix. Avoir choisi l’un des plus célèbres sinologues fran?ais, en la personne de Léon Vandermeersch, est la reconnaissance de la place très particulière qu’occupe la France dans les études chinoises classiques. Une telle initiative est à prendre comme une pierre supplémentaire à l’érection de l’édifice déjà bien solide de la coopération culturelle entre la France et la Chine.
Ensuite, il convient de louer la dimension internationale de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres qui, à travers l’organisation ce Prix, confirme sa place dans l’histoire glorieuse d’un humanisme fran?ais curieux des cultures du monde.
Enfin, j’adresse bien entendu toutes mes félicitations à Mme Yue Daiyun, heureuse récipiendaire du prix Léon Vandermeersch 2018. Je ne présenterai pas Mme. Yue dont tout le monde ici conna?t l’importance de l’?uvre littéraire ; je me permettrai juste de souligner le r?le que vous avez joué, Madame, dans la construction d’un rapport culturel respectueux et équilibré entre la France et la Chine à travers la construction d’un questionnement méthodologiquement universel. Permettez-moi de vous citer ici - il s’agit de quelques phrases extraites de votre article « Pour un dialogue transculturel », paru il y a 20 ans dans la revue Alliage :
« L’une des questions-clés est celle des malentendus entre culture chinoise et culture occidentale dans leur quête d’universalité…Nous devons aller plus loin et nous demander : y a-t-il quoi que ce soit d’universel ou de commun entre de lointaines cultures ? Existe-t-il un critère commun pour distinguer le bien du mal ? Au cours du 21e siècle, les différences entre les cultures tendront-elles à s’atténuer ou à s’amplifier ? Appara?tra-t-il des régularités, des éléments rationnels unificateurs dans l’hétéroglossie des cultures plurielles ? Est-il concevable que les hommes finissent par transcender leurs centralismes nationaux, leurs cultures et civilisations propres, pour atteindre une perfection plus élevée et former une « nouvelle humanité » ? »
Vingt ans plus tard, vous en conviendrez, ces questions trouvent toujours autant d’acuité.
Pour finir, je ne peux que me réjouir que la remise effective du prix, qui n’a malheureusement pas pu se faire à Paris, puisse enfin avoir lieu ici à Pékin et donner l’occasion de se retrouver et d’échanger tous ensemble.
Merci à toutes et à tous.

Dernière modification : 24/04/2019

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